Le Sud Ouest - 14 mars 2006

SAINT-JOSEPH. -- Le collège-lycée catholique privé a peut-être trouvé acquéreur pour ses vieux murs. Reste encore de nombreux détails à régler

Ce n'est pas encore fait mais cela a l'air de chauffer pour la vente des bâtiments séculaires du collège-lycée Saint-Joseph. En vente depuis un bon petit bout de temps maintenant, les acquéreurs ne se bousculaient pas au portillon. En revanche, ces derniers temps, un client « sérieux » serait sur l'affaire. Pour avoir des détails, il faudra encore attendre. Les vendeurs ne sont pas prompts à passer au confessionnal et cela est compréhensible.
Le candidat qui semblerait pour l'heure tenir la corde serait un groupe national connu ne rechignant pas outre mesures sur le prix de vente annoncé de manière officieuse aux environs de 2,5 millions d'euros. Dans un laconique communiqué de presse officiel, la direction diocésaine de l'Enseignement catholique lâchent: « Des acquéreurs se sont manifestés et les études nécessaires sont en cours et en bonne voie d'aboutissement. »


Au delà des pourparlers financiers, pour « études » il faut aussi entendre ce que propose l'acquéreur pour les vieux murs que d'anciens élèves pleurent déjà. L'évêque de Périgueux-Sarlat Michel Mouïsse et la directrice de l'Enseignement catholique départemental Françoise Le Coroller sont d'ailleurs très regardant à ce sujet, au même titre que le maire de Sarlat Jean-Jacques de Peretti qui les accompagnent dans leur démarche de vente. « Ce sera sûrement un lieu résidentiel pour personnes âgées. Je leur ai déconseillé un lieu pour le tourisme, commente le maire. C'est plus un lieu de retraite que de villégiature. »

Résidence pour personnes âgées. Le maire leur a également déconseillé une maison de retraite car il en existe déjà et des projets sont en cours. Il penche plus pour une résidence pour personnes âgées autonomes, et voire une mixité avec des logements sociaux. « Ce serait une structure qui fonctionnerait à l'année qui amènerait des activités nouvelles et des emplois » positive-t-il.

Le maire est attaché à plus d'un titre à cette vente car elle signifierait également la mise à disponibilité de certains terrains qui entourent les bâtiments, l'idéal pour acheter un bout et installer une piscine couverte au plus près du centre ville, sur le terrain de sport de l'établissement près de la caserne des pompiers. Mais une condition fondamentale animent tous les acteurs de ce dossier: la reconstruction d'un collège lycée privé d'enseignement catholique pour remplacer l'historique Saint-Jo, impossible à entretenir et qui n'est plus aux normes de sécurité.

Les instances catholiques ne le voient pas autrement comme l'a affirmé à plusieurs reprises l'évêque de Périgueux et Sarlatlors de sa semaine en Sarladais : « Nous sommes absolument obligés de vendre, explique Monseigneur Mouïsse. Je suis pour le soutien et le développement de l'enseignement catholique en Sarladais mais pas dans un musée, nous sommes au 21e siècle. » On ne peut pas être plus clair. Si avec encore une phrase du bref communiqué: « Le Diocèse, l'Association propriétaire, l'enseignement catholique, ayant à cour de promouvoir et de développer l'éducation et l'instruction des jeunes qui leur sont confiés, on décidé de la construction d'un nouvel établissement scolaire à Sarlat. » Il devrait prendre forme à quelques mètres des anciens bâtiments. Reste à boucler les dossiers financiers, architecturaux et administratifs.

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